Décortiquons l’acte de reconnaissance

Comme nous vous l’indiquions dans la publication précédente, Monsieur Flavien VINSOBRE a reconnu ses 5 enfants qu’il a eu avec Madame Louise Nisa BUNOT. Mais quelles informations supplémentaires nous fourni cet acte ?

Nous découvrons que Flavien, 47 ans, était malade, certificat médical du Dr BINET à l’appui et qu’il n’a pu de ce fait se rendre en mairie. La mairie en la personne de Mr Louis COLLIGNON maire à cette époque, est venue à lui. Dans un autre article, nous vous conterons sa maladie.

Nous découvrons que 2 des 5 enfants sont nés au Vauclin (97280). Les 3 autres sont nés au François (97240). La zone géographique commence à s’étendre.

Nous découvrons que la mère des enfants, Louise Niza est couturière et qu’elle est âgée de 46 ans. Qu’elle est domiciliée au François , mais qu’elle habite le Vauclin. Il est intéressant de noter que déjà à l’époque on faisait la distinction entre la domiciliation et le lieu de résidence.

Nous découvrons que le « T » de BUNOT était un « D » à l’origine. Nous reviendrons également sur les erreurs de l’état-civil dans un autre article.

Nous découvrons également qu’il y a quatre témoins. Dans un autre article, nous reviendrons en détail sur les témoins.

Et pour finir, nous découvrons, que la maladie de Flavien était invalidante. Aussi, il n’a pu signer l’acte.

Invalidante à quel point ? Nous n’avons pu à ce jour découvrir sa date de naissance, ni la date de décès. Avec ces éléments, nous pourrons approfondir et dire s’il est décédé après avoir procédé à la reconnaissance de ses enfants.

Il est intéressant de constater qu’un seul document peut fournir une multitude d’informations.

Forgeron ou maréchal-ferrant ?

Le 11 avril 1900, Flavien VINSOBRE, surnommé Picard reconnait les 5 enfants qu’il a eu avec BUNOD Louise Nisa. L’acte de reconnaissance, établi par le maire Louis COLLIGNON qui s’était déplacé au domicile, retrace de manière très détaillée ce moment et mentionne que Flavien était forgeron.

Au cours d’une discussion avec ma mamie, nous en apprenons un peu plus. Flavien est le grand-père maternel de ma mamie. Elle ne l’a pas connu. Ce qu’elle nous raconte, elle le tient de sa mère :

Flavien ferrait les chevaux des gendarmes de la commune du Vauclin, ces derniers venaient à son atelier pour remettre les fers pour leurs chevaux. Car dans la Martinique de l’époque, les gendarmes se déplaçaient à cheval.

Alors, Flavien, il était forgeron ou maréchal-ferrant ? Car selon la définition du dictionnaire, ce n’est pas la même chose ! Nous y reviendrons.

Brusquement, ma mamie nous abandonne. Au bout de quelques minutes, elle revient en tenant à la main 2 objets : un fer à cheval et un bout de marteau. Oh miracle, ces « bouts de fer » ont été déterrer récemment alors que des ouvriers faisaient des fouilles pour refaire la dalle de sa maison.

Nous apprenons par la même occasion que l’atelier de Monsieur Flavien se tenait à l’emplacement même de sa maison.

Grand moment d’émotion !

Evaluer avec précision l’âge de ces bouts de fer est quasi impossible. Mais il y a fort à parier qu’ils ont au moins 119 ans !

Naître vierge

« Nous ne naissons pas vierge. Nous naissons au cœur d’une mosaïque complexe faite de joies, de réussites, de drames, de regrets, d’abandons, de trahisons, de paroles non échangées, de secrets ; un labyrinthe où les histoires se croisent en permanence. »

Le livre de Juliette ALLAIS « Se libérer et guérir des blessures familiales » fut le détonateur de notre passage à l’action pour travailler sur notre arbre généalogique.

Il est à bien des égards, un livre que nous recommandons à qui veut avancer avec l’héritage laissé par les ancêtres.

Une mère, une fille

Je m’appelle Marthe-Hélène et je viens de fêter mes 50 ans.  Avec Emilie, ma fille nous allons explorer avec vous nos forêts généalogiques et mettre en lumière nos racines et nos arbres.

Pourquoi partager avec vous ce que l’on pourrait tenir secret ? La première raison c’est que ce serait égoïste. Au fil de nos déplacements, nous avons rencontrées beaucoup de personnes qui semblaient sincèrement intéressées par la généalogie, et plus précisément la recherche généalogique dans un contexte où se mêle  déportation, esclavage, abolition de l’esclavage, nouvelle liberté…

Et la deuxième c’est que nous voudrions motiver tous ceux et celles qui n’osent pas sauter le pas. Mine de rien, amorcer ce travail fait sauter pleins de verrous, de barrières et autres limitations que nous pourrions avoir.

Emilie et moi avons une certitude c’est que nous sommes toutes les deux natives du sud de la Martinique, le Vauclin. Nos recherches mettent en lumière que les souches familiales viennent du François, commune limitrophe du Vauclin et de Rivière Salé.

Mais, car il y a toujours un  » MAIS », quand nous avons débuté notre exploration généalogique, nous nous sommes vite rendues compte que nous avions des ancêtre qui n’avaient que pour seule identité un n° matricule et un prénom !

Le mystère s’épaissit ? Ce n’est pas peu dire.

Suivez-nous, nous allons vous conter l’histoire.

Des racines & des arbres, ou la généalogie en famille

Bienvenu(e) sur notre blog. Il a pour objet de retracer notre arbre généalogique, aussi loin que nous pourrons remonter. Car nous allons certainement nous heurter à des difficultés de taille, mais nous vous en dirons plus au fil des branches. Nous avons choisi de mettre l’accent sur les femmes, une façon pour nous de leur rendre hommage.

L’aventure généalogique est lancée

Pourquoi hésiter, quand au fond les choses ne demandent qu’à être extériorisées ?

« Les raisons pour lesquelles nous nous incarnons se décident dans l’invisible et notre présence sur Terre permet de mettre un terme à des branches généalogiques ou d’en démarrer d’autres. C’est ce qui permet l’évolution »

— Patricia DARRE.

Voilà, ça y est !!! L’aventure a démarrée. Il nous tardait de vous la conter, de vous la raconter.

2015, ma mère Marthe-Hélène a eu envie de débuter un travail sur ses racines, ses ancêtres. Elle ne pouvait expliquer le Pourquoi. D’ailleurs, elle n’avait pas donné suite à cette envie, si ce n’est s’inscrire sur le site Généanet. Puis cette envie lui est revenue en 2018 et de manière plus virale en 2019. C’était certainement le temps de m’embarquer dans son aventure ? 🙂

24 décembre 2019, c’était un beau cadeau à nous faire. Cet article est le tout premier que nous publions. Donner une seconde vie à nos ancêtres, les ôter de l’oubli, les mettre à l’honneur, les remercier, voilà l’idée du blog !

Et pour nous, héritières de cet arbre généalogique, ce travail doit nous permettre d’avancer et de grandir avec ce que nous ont laisser/léguer ces ancêtres.

Donc restez à l’affût pour la suite.

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